Les opéras

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Die Zauberflöte (La Flûte enchantée) de W.A. Mozart

Opéra plein de mélodies que vous pouvez siffler, et d’humour : œuvre à la fois spirituelle et géniale, il vous sera peut-être pardonné de penser que La Flûte enchantée est un pantomime de Mozart et il n’y a aucun mal à en profiter comme tel.

Mais Mozart et des amis sérieux passèrent de longs mois à distiller ses convictions profondes sur l’ordre du monde, la liberté individuelle, l’égalité, l’amour, les relations entre les sexes, la culpabilité et le pardon afin de les résumer dans son opéra. Le riche symbolisme et le plaidoyer en faveur de l’illumination figureront dans notre production, mais discrètement, avec les chansons et le plaisir.

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Il trovatore (Le Trouvère) de G. Verdi

Enrico Caruso disait que tout ce qu’il fallait pour une production réussie du Trouvère c’était les quatre meilleurs chanteurs du monde.

Nous sommes chanceux d’avoir rassemblé un groupe de chanteurs de classe mondiale, mais il en faut plus. La recette de Caruso assurerait une performance de concert mémorable, mais pour un drame cela ne suffit pas. Le jeu doit être habile et de conviction pour attirer les spectateurs dans le monde de l’Espagne du 15ème siècle, déchirée par les guerres, et de les exciter par les enjeux de la guerre civile, de la culpabilité non résolue et de l’amour : maternelle, filiale, érotique et autodestructrice. Le réalisme signifie être présent dans la situation : pour ceci il faut la fidélité au texte et aux intentions du compositeur. Le public pourra établir des parallèles avec le XXIe siècle, mais notre production ne les poussera pas dans ce sens.

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Alfonso und Estrella de F. Schubert 

En trente et un ans, Franz Schubert produit de la musique plus superbe que la plupart des compositeurs ne peuvent en espérer en une vie biblique. Ainsi, quand j’ai appris qu’il avait aussi composé dix-neuf opéras que personne n’avait jamais mis en scène, j’ai ressenti sa douleur mais aussi sa curiosité.

Tout d’abord Alfonso und Estrella, parce que cette œuvre est « durchkomponiert »* et que Schubert a dit qu’elle contenait sa meilleure musique, sa beauté m’a stupéfiée et, plus je l’étudie, plus cela me ravit.

J’ai mis en scène 46 opéras différents et, même si la sympathie pour Schubert aurait pu assombrir mon jugement, je pense connaître un raté quand j’en vois un. Ce n’est certainement pas un opéra raté.

Il y a eu deux productions (incomplètes) au cours des dernières années, mais aucune n’a été sensible au genre et à l’esprit de la pièce. Elle est dans le monde mais pas à la manière de Wagner; la musique est très accessible, tous les personnages sont humains, même si héroïques, et se terminent bien. Je suis émerveillée d’avoir le privilège de vous soumettre ce travail pour une réévaluation.

*Consistant en un flux ininterrompu de musique du début à la fin, par opposition au Singspiel, une collection de chansons interrompue par des récitatifs ou des dialogues parlés.

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